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Quand les lecteurs de Babelio rencontrent Nicolas Delesalle

En attendant de vous en parler plus (je vous en parle déjà tous les jours sur Twitter, Facebook, Instagram), un très bel article de Babelio pour mieux connaître @Koliadelesalle, grand reporter et désormais romancier. Je vous préviens, vous allez tomber amoureux(se) de lui et de son livre. 🙂

Le blog de Babelio

En partenariat avec la collection Préludes, nouvelle-née du Livre de Poche, une trentaine de lecteurs de Babelio a eu l’opportunité de rencontrer Nicolas Delesalle, auteur du premier titre français du label, Un parfum d’herbe coupée. Grand reporter chez Télérama et habitué de Twitter, l’auteur, dont c’est le premier roman, a répondu à toutes les questions des membres de Babelio. La rencontre s’est déroulée au Thé des écrivains, la librairie-salon de thé du 3e arrondissement.

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Au commencement était internet

Nicolas Delesalle est revenu pour les membres de Babelio sur ses débuts en tant qu’écrivain. Les lecteurs ont eu la surprise d’apprendre que les premiers chapitres de son roman sont nés… sur Twitter. Le célèbre réseau social aux 140 caractères a été le premier medium sur lequel l’auteur a rédigé des « tweets stories » brèves qui ont aussitôt enchanté ses « followers ». De ces textes, il a…

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Classé dans Livres / BD

« Et le bébé c’est pour quand ? » Quand la pression sociale se moque de 50 ans de féminisme.

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 32 ans, bientôt 33, ça y est, j’arrive à l’âge où famille, amis, collègues, médecins, gynécos et même inconnus dans le train me posent quotidiennement cette question qu’ils n’oseraient pas poser à un homme : « et toi tu penses à fonder une famille ? Faudrait pas trop tarder, tu sais ? »

Sinon quoi ? Sinon je pourrais avoir du mal à en faire, ça va merci. Le taux de fécondité dans ma famille est 10 fois supérieur à la moyenne. 6 enfants par famille, sauf mes cousins du bled, bizarrement. Et ce malgré la pilule, oui. La contraception, d’ailleurs, on en reparlera.

Bref, merci de vous inquiéter, tout fonctionne parfaitement. Ce qui suscite donc la 2nde question « ben si tout fonctionne bien, t’attends quoi pour t’y mettre ? ». Et là c’est le gouffre de l’incompréhension. Comment en est-on arrivé là ? Pourquoi en 2012 une femme doit encore se justifier quand elle ne souhaite pas faire d’enfant avant 35 ans ? Je ne rentrerai pas dans une explication historique et sociale, je vous conseille la lecture du livre « Le Conflit : la femme et la mère » d’Elisabeth Badinter, qui est très complet à ce sujet.

De mon côté, je réponds à cette inquisition par une question aux mamans, papas extatiques de plusieurs bambins avant 30 ans, « t’as commencé à torcher des culs, préparer des biberons, etc, à quel âge ? » Si la réponse est «après 18 ans », ou « je n’ai pas su ce que c’était avant d’avoir des neveux ou nièces, ou d’avoir mes propres enfants », alors la conversation est vite terminée, car ils n’ont plus d’argument à part « oui mais c’est pas pareil quand ce sont tes enfants ».

Oh que si ! Torcher un cul, c’est torcher un cul, soyons clairs. Et aujourd’hui, à 32 ans, alors que j’avance enfin professionnellement, que je concrétise mes projets, je n’ai ni l’envie, ni le temps de retrouver ça.

Parce que merci maman, j’ai eu des petits frères, dont le petit dernier, qui devait être une petite sœur jusqu’au bout mais, je cite « y en avait plus au magasin finalement, ma chérie, donc encore un frère, le 5e, mais maman s’arrête là ». Oui ben y avait intérêt.

Je me revois encore à 9 ans avec ma copine Géraldine, en bas de l’immeuble avec nos poussettes, à promener nos petits frères qui étaient nés à quelques mois d’écart. Nous, nous savions à quel point c’était « tout pourri », chronophage, et énergivore, un bébé. Les HLM avait des murs fins dans les années 80s/90s, quand le bébé se réveillait, ça nous réveillait aussi. Le dernier jet de pipi quand on lui change sa couche, j’ai connu. Oui le bébé mâle est vicieux et sait viser…

On se retrouvait chaque soir pour leur faire faire un petit tour de pâté d’immeubles pour les endormir, été comme hiver, connerie monumentale car ils se sont habitués. Quelques années plus tard, on allait les chercher à la maternelle, avec le petit cadeau qu’on nous tendait : le petit sac de fringues mouillées par le pipi, parce que nos petits frères avaient eu des accidents. Jouer avec eux jusqu’à ce que papa rentre, puis maman du travail etc. Quelques années plus tard, il a fallu les emmener au foot le mercredi après midi. Toutes ces choses que les grandes sœurs font alors que ça nous emmerdait au plus haut point… On aurait voulu faire des trucs de notre âge, comme les copines. Mais au moins, on a vu ce que c’était et on s’est promis de réaliser nos rêves, nos projets, avant de tomber enceinte. Les gosses attendront qu’on soit heureuse professionnellement, amoureusement etc. Pas de raison d’être pressée, puisque ce sera tout aussi chiant à 25 qu’à 35 ans. Autant en profiter au maximum, voyager, parce que non on ne voyage pas aussi facilement en famille que seule ou en couple, arrêtez l’hypocrisie 2 minutes…

Entendons nous bien, j’adore mes frImageères et j’aurai toujours une tendresse particulière pour le petit dernier, que j’ai vu grandir, faire ses premiers pas, ses premiers mots, nous impressionner avec sa 1ère Game Boy etc. J’adore aussi mes nièces, mes neveux, les enfants de mes meilleures amies, que je considère aussi comme mes neveux et nièces. Elles ont toutes « pondu » ces dernières années. Géraldine et moi sommes les dernières de notre cercle d’amies d’enfance à être encore nullipares. On tient bon. Notamment parce que nos amies jeunes mamans dépressives (pléonasme) nous confirment, que oui, elles auraient bien attendu encore un peu finalement.

Je sais où je vais, ce que je veux accomplir. Jamais ô grand jamais je n’aurai d’enfant avant d’avoir réalisé mes projets professionnels, et ceux de Monsieur. La durée des études étant plus longue, surtout dans nos domaines, le marché de l’emploi très compliqué, les CDI rarissimes, nous ne sommes pas encore stables professionnellement parlant. Et oui on est ambitieux et on revendique ce droit. Au moins on pourra, plus tard, peut-être, avoir les moyens de donner le meilleur à nos enfants. Les enfants de couples type « Confessions Intimes » ne me font pas rêver. Ok, on sera des parents un peu plus vieux, et alors ? On ne sera pas les premiers ni les derniers. L’énergie on la trouvera, quand on a fait de l’intérim de nuit pour manger, on peut tout faire ou presque.

J’ai eu la chance d’avoir un grand-père qui me répétait qu’il n’était pas venu en France pour que ses filles et ses petites filles deviennent des poules pondeuses comme au bled. Il voulait nous donner une chance de faire mieux, de réaliser nos rêves, faire carrière etc. « Les gosses, t’as tout le temps pour ça ».

Ma mère aurait voulu être prof, elle est tombée enceinte avant et s’est concentrée sur sa famille nombreuse tout en travaillant. C’est elle qui faisait bouillir la marmite. Mon père faisait au mieux, mais comme disait mon grand frère « le chômage fait rage ». Bref j’ai eu un papa au foyer à partir de 93. Je n’ai jamais vu ma mère faire de congés parentaux, ça n’existait pas sous cette forme à l’époque, et elle n’aurait pas supporté de rester à la maison pour changer des couches des mois durant. A l’époque, heureusement il y avait des places en crèches, pour tous les mômes de la commune. C’était le bon temps des mairies communistes de la banlieue parisienne. On y est tous allés, y compris les familles plus aisées, parce que les places ne manquaient pas tout simplement. C’est un autre sujet, mais finalement assez lié à ma problématique. Je ne veux pas d’un congé parental, ce n’est pas pour moi. J’espère donc que d’ici 2016, Najat Vallaud Belkacem et le gouvernement auront avancé sur ce sujet. Crèches publiques, semi-publiques, maternelle à 2 ans, démerdez-vous, mais bougez-vous parce que la situation devient intenable. 1 enfant sur 10 seulement en crèches publiques. 500 000 places manquantes. Des entreprises qui ne veulent pas investir, parce que soi disant leurs « salariés sont trop âgés pour avoir des enfants en bas âge », des communes qui se désengagent. François Hollande, le changement, c’est maintenant, il paraît. Alors agissons. C’est peut-être aussi tout ça qui ne me donne pas envie de me lancer dans ces joyeusetés.

Bref et à la limite, peu importe les raisons personnelles de chaque femme de vouloir attendre, on ne devrait jamais les remettre en cause. Tout comme on ne devrait pas emmerder celles qui veulent en avoir plus tôt que leur propre mère. Donc pression sociale, Argo-fuck-yourself ! (ceux qui ont vu le film de Ben Affleck comprendront)

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