« Et le bébé c’est pour quand ? » Quand la pression sociale se moque de 50 ans de féminisme.

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 32 ans, bientôt 33, ça y est, j’arrive à l’âge où famille, amis, collègues, médecins, gynécos et même inconnus dans le train me posent quotidiennement cette question qu’ils n’oseraient pas poser à un homme : « et toi tu penses à fonder une famille ? Faudrait pas trop tarder, tu sais ? »

Sinon quoi ? Sinon je pourrais avoir du mal à en faire, ça va merci. Le taux de fécondité dans ma famille est 10 fois supérieur à la moyenne. 6 enfants par famille, sauf mes cousins du bled, bizarrement. Et ce malgré la pilule, oui. La contraception, d’ailleurs, on en reparlera.

Bref, merci de vous inquiéter, tout fonctionne parfaitement. Ce qui suscite donc la 2nde question « ben si tout fonctionne bien, t’attends quoi pour t’y mettre ? ». Et là c’est le gouffre de l’incompréhension. Comment en est-on arrivé là ? Pourquoi en 2012 une femme doit encore se justifier quand elle ne souhaite pas faire d’enfant avant 35 ans ? Je ne rentrerai pas dans une explication historique et sociale, je vous conseille la lecture du livre « Le Conflit : la femme et la mère » d’Elisabeth Badinter, qui est très complet à ce sujet.

De mon côté, je réponds à cette inquisition par une question aux mamans, papas extatiques de plusieurs bambins avant 30 ans, « t’as commencé à torcher des culs, préparer des biberons, etc, à quel âge ? » Si la réponse est «après 18 ans », ou « je n’ai pas su ce que c’était avant d’avoir des neveux ou nièces, ou d’avoir mes propres enfants », alors la conversation est vite terminée, car ils n’ont plus d’argument à part « oui mais c’est pas pareil quand ce sont tes enfants ».

Oh que si ! Torcher un cul, c’est torcher un cul, soyons clairs. Et aujourd’hui, à 32 ans, alors que j’avance enfin professionnellement, que je concrétise mes projets, je n’ai ni l’envie, ni le temps de retrouver ça.

Parce que merci maman, j’ai eu des petits frères, dont le petit dernier, qui devait être une petite sœur jusqu’au bout mais, je cite « y en avait plus au magasin finalement, ma chérie, donc encore un frère, le 5e, mais maman s’arrête là ». Oui ben y avait intérêt.

Je me revois encore à 9 ans avec ma copine Géraldine, en bas de l’immeuble avec nos poussettes, à promener nos petits frères qui étaient nés à quelques mois d’écart. Nous, nous savions à quel point c’était « tout pourri », chronophage, et énergivore, un bébé. Les HLM avait des murs fins dans les années 80s/90s, quand le bébé se réveillait, ça nous réveillait aussi. Le dernier jet de pipi quand on lui change sa couche, j’ai connu. Oui le bébé mâle est vicieux et sait viser…

On se retrouvait chaque soir pour leur faire faire un petit tour de pâté d’immeubles pour les endormir, été comme hiver, connerie monumentale car ils se sont habitués. Quelques années plus tard, on allait les chercher à la maternelle, avec le petit cadeau qu’on nous tendait : le petit sac de fringues mouillées par le pipi, parce que nos petits frères avaient eu des accidents. Jouer avec eux jusqu’à ce que papa rentre, puis maman du travail etc. Quelques années plus tard, il a fallu les emmener au foot le mercredi après midi. Toutes ces choses que les grandes sœurs font alors que ça nous emmerdait au plus haut point… On aurait voulu faire des trucs de notre âge, comme les copines. Mais au moins, on a vu ce que c’était et on s’est promis de réaliser nos rêves, nos projets, avant de tomber enceinte. Les gosses attendront qu’on soit heureuse professionnellement, amoureusement etc. Pas de raison d’être pressée, puisque ce sera tout aussi chiant à 25 qu’à 35 ans. Autant en profiter au maximum, voyager, parce que non on ne voyage pas aussi facilement en famille que seule ou en couple, arrêtez l’hypocrisie 2 minutes…

Entendons nous bien, j’adore mes frImageères et j’aurai toujours une tendresse particulière pour le petit dernier, que j’ai vu grandir, faire ses premiers pas, ses premiers mots, nous impressionner avec sa 1ère Game Boy etc. J’adore aussi mes nièces, mes neveux, les enfants de mes meilleures amies, que je considère aussi comme mes neveux et nièces. Elles ont toutes « pondu » ces dernières années. Géraldine et moi sommes les dernières de notre cercle d’amies d’enfance à être encore nullipares. On tient bon. Notamment parce que nos amies jeunes mamans dépressives (pléonasme) nous confirment, que oui, elles auraient bien attendu encore un peu finalement.

Je sais où je vais, ce que je veux accomplir. Jamais ô grand jamais je n’aurai d’enfant avant d’avoir réalisé mes projets professionnels, et ceux de Monsieur. La durée des études étant plus longue, surtout dans nos domaines, le marché de l’emploi très compliqué, les CDI rarissimes, nous ne sommes pas encore stables professionnellement parlant. Et oui on est ambitieux et on revendique ce droit. Au moins on pourra, plus tard, peut-être, avoir les moyens de donner le meilleur à nos enfants. Les enfants de couples type « Confessions Intimes » ne me font pas rêver. Ok, on sera des parents un peu plus vieux, et alors ? On ne sera pas les premiers ni les derniers. L’énergie on la trouvera, quand on a fait de l’intérim de nuit pour manger, on peut tout faire ou presque.

J’ai eu la chance d’avoir un grand-père qui me répétait qu’il n’était pas venu en France pour que ses filles et ses petites filles deviennent des poules pondeuses comme au bled. Il voulait nous donner une chance de faire mieux, de réaliser nos rêves, faire carrière etc. « Les gosses, t’as tout le temps pour ça ».

Ma mère aurait voulu être prof, elle est tombée enceinte avant et s’est concentrée sur sa famille nombreuse tout en travaillant. C’est elle qui faisait bouillir la marmite. Mon père faisait au mieux, mais comme disait mon grand frère « le chômage fait rage ». Bref j’ai eu un papa au foyer à partir de 93. Je n’ai jamais vu ma mère faire de congés parentaux, ça n’existait pas sous cette forme à l’époque, et elle n’aurait pas supporté de rester à la maison pour changer des couches des mois durant. A l’époque, heureusement il y avait des places en crèches, pour tous les mômes de la commune. C’était le bon temps des mairies communistes de la banlieue parisienne. On y est tous allés, y compris les familles plus aisées, parce que les places ne manquaient pas tout simplement. C’est un autre sujet, mais finalement assez lié à ma problématique. Je ne veux pas d’un congé parental, ce n’est pas pour moi. J’espère donc que d’ici 2016, Najat Vallaud Belkacem et le gouvernement auront avancé sur ce sujet. Crèches publiques, semi-publiques, maternelle à 2 ans, démerdez-vous, mais bougez-vous parce que la situation devient intenable. 1 enfant sur 10 seulement en crèches publiques. 500 000 places manquantes. Des entreprises qui ne veulent pas investir, parce que soi disant leurs « salariés sont trop âgés pour avoir des enfants en bas âge », des communes qui se désengagent. François Hollande, le changement, c’est maintenant, il paraît. Alors agissons. C’est peut-être aussi tout ça qui ne me donne pas envie de me lancer dans ces joyeusetés.

Bref et à la limite, peu importe les raisons personnelles de chaque femme de vouloir attendre, on ne devrait jamais les remettre en cause. Tout comme on ne devrait pas emmerder celles qui veulent en avoir plus tôt que leur propre mère. Donc pression sociale, Argo-fuck-yourself ! (ceux qui ont vu le film de Ben Affleck comprendront)

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81 réflexions sur “« Et le bébé c’est pour quand ? » Quand la pression sociale se moque de 50 ans de féminisme.

  1. Karine says:

    Ben non ma grande, moi non plus j’en ai pas encore 😉 et j’ai même failli me convaincre par mon dernier idylle en date (merci Monsieur Cédric) de ne jamais en avoir avec ses lectures à la con qu’il recommande à tous : « No kids » de Corinne Maier

  2. Warith Nor Yosef says:

    Je suis un homme, je fais des lois d’hommes, j’ai une mentalité d’hommes … mais je me soigne.

    Grâce à vous, je peux regarder la femme que j’aime un peu plus convenablement et ça fait du bien à tout le monde.

    Merci !

  3. leblogdemeredith says:

    Très bon billet! J’ai une fille de trois ans et maintenant j’ai sans cesse droit au fameux « Et le deuxième, c’est pour quand! » 😉 La première chose que j’ai faite quand j’ai su que j’étais enceinte: acheter le bouquin de Badinter auquel tu fais référence. Ça m’a sauvé!
    Une dernière chose, je le trouve vraiment moche ce mot, « nullipare ».

  4. Gina says:

    Et vous n’êtes pas obligée non plus de faire des enfants. C’est aussi la bataille du féminisme : Une femme n’est pas obligée d’enfanter. Vous avez le droit d’être femme et heureuse sans enfant.
    Et vu votre article que je trouve d’une rare intelligence, d’un bel humanisme et d’un humour certain, n’en faites pas….

    1. Mag says:

      36 ans, un bon job, pas d’enfant, un homme formidable depuis plusieurs années (avec lequel je ne vis pas) et qui joue au papa-poule à mi-temps…
      Je bosse, je voyage beaucoup, je danse, j’ai un filleul et des nièces excellents, des amis… Je ne suis pas maman et j’aime la vie, ma vie.

      1. Gina says:

        La famille, suivant son histoire, peut être mortifére et destructrice. Personnellement, je me passe très bien de la mienne, hormis un cousin que j’adore et une soeur dont la folie joyeuse m’attendrit.
        J’ai un métier artistique passionnant, des ami-Es, une riche vie sociale. Moi aussi, j’aime ma vie.
        Faire des enfants m’aurait fait mourir.

  5. Marie-Anne says:

    Je rajouterai que la pression ne devrait pas seulement arrêter de s’exercer sur les femmes qui veulent avoir des enfants tard mais aussi sur les femmes qui ne veulent pas en avoir et qui en ont tout à fait le droit!

  6. mockturtle says:

    Très bon billet ! De mon côté je suis enceinte de mon premier enfant à bientôt 32 ans, et ravie, mais ces dernières années j’ai trouvé que les questions de mes proches ou moins proches (collègues de boulot par exemple) étaient proches de l’Inquisition…C’est également très difficile à vivre lorsque certains problèmes peuvent se poser (je n’ai pas envie de raconter ma vie hormonale et ovarienne à ma voisine, merci …). Bref, une fois passée la barre des 30 ans j’ai ressenti comme toi une véritable pression sociale. Je note le titre du bouquin de Badinter et cours de ce pas à la bibli ! Merci pour ton billet qui fait du bien !

  7. mamierose says:

    nous avons la chance de décidé quant on veux un bébé !
    donc pour moi on prend c’est responsabilité crèche ou pas
    nous avons fait 68 c’est pas pour revenir en arrière
    mesdames faites des bébé quant vous voulez et a l’age qui vous convient
    nous nous avons pas eu se choix

  8. Cécile says:

    Le désir d’enfant comme son non-désir devrait en effet être une liberté fondamentale pour toutes les femmes. Que certaines baignent de bonheur à leur torcher le cul, à courir les pédiatres et à s’endormi dans leur petit cou tout chaud c’est un droit inaliénable… tout autant que celui de ne rêver que d’autre chose. Une vie de femme, pleine, épanouie, satisfaisante peut se faire avec ou sans enfant, avec un sans compagnon aussi, d’ailleurs ! Dans la même veine, je rejoins Martin WINCKLER qui s’insurge contre la puissance des médecins, refusant aux femmes une contraception définitive sous prétexte qu’elles n’ont pas 40 ans révolu.
    Oui, nous sommes de grandes filles… capable de faire nos choix de vie en toute conscience… c’est un combat sans fin !

    Cécile, coordinatrice de l’association Maman Blues et membre de « Osez le féminisme ! »

  9. JP says:

    Avoir un point de vue, c’est bien. En faire du prosélytisme sur le web sans l’expérience du vécu, c’est déjà plus discutable. Futures maman, ne croyez pas ce qui est écrit là.

    Faire des gosses à 40 ans, c’est autrement plus pénible qu’à 20 ou 30.

    Que ce soit au niveau physique:
    Élever des enfants est un beau projet plus enrichissant que n’importe quel projet professionnel. Mais un projet qui apporte beaucoup demande aussi beaucoup et l’énergie qu’on a avant 30 ans décroit par la suite. Enchainer nuits sans sommeil et journée de travail, courir sauter et jouer avec les enfants, porter le gamin sur un bras et son sac de bordel sur l’autre, en ouvrant les portes avec le pied ne sont que quelques exemples d’événements récurrents bien plus supportable à 25ans qu’à 40 ans…

    Que ce soit au niveau social:
    Lorsqu’on a un enfant, on est forcément amené à se lier d’amitié avec les parents de ses copains tandis qu’on s’éloigne des gens sans enfants qui n’ont plus le même rythme de vie ni les même intérêts. Et se lier d’amitié avec des couples de 25 ans, c’est aussi plus facile à 30 qu’à 40.

    Que ce soit au niveau du destin:
    A trop attendre « le bon moment » qui ne vient de toute façon jamais, on risque de ne plus pouvoir par un aléa de la vie. (Un camion sur un mari est si vite arrivé :-). Attendre 40 ans pour essayer de procréer et se rendre compte que « la machinerie ne fonctionne pas », ça ne laisse plus tellement de temps pour trouver des solutions alternatives. L’adoption c’est minimum 5, la PMA c’est parfois plus. Le temps de persévérer, se résigner et mettre en place l’alternative, t’auras 65 ans quand il sera ado… Bonne chance.

    Si vous avez un foyer et un conjoint stables, faites des gosses, les autres projets attendront. Un gosse ce n’est très chronophage que les 3 ou 4 premières années, après on retrouve assez de temps libre pour mener à bien des autres projets.

    1. louisaamara says:

      Cher JP, je suis pour le dialogue, l’échanges d’idées, c’est la raison pour laquelle je laisse ton commentaire afiché. Mais j’ai rarement lu autant de conneries en si peu de lignes :
      « Élever des enfants est un beau projet plus enrichissant que n’importe quel projet professionnel. »
      Pardon ? Torcher des culs, passer son temps à répéter constamment les mêmes consignes, passer son temps enfermé à la maison avec un être humain incapable du moindre dialogue, les premiers mois en particulier, non, ça n’est pas « enrichissant ».

      Et pour rappel : une fois qu’on les a, on ne peut pas les rendre, et non je n’attendrai pas ma retraite pour vivre, sortir, voyager au bout du monde. Donc oui, je préfère en profiter maintenant, et ensuite j’assumerai les sacrifices nécessaires.
      Je devine que tu es un homme. Donc tu ne sais pas non plus ce que c’est que de porter un enfant, les transformations physiques, hormonales, mentales qui vont avec. La pause professionnelle qui s’impose pendant et après une grossesse, autant de temps perdu dans son évolution et la concrétisation de projets professionnels épanouissants.
      Je me lancerai dans cette aventure quand je serai prête, pas quand la société ou des gens aussi obtus que toi me le diront. Non mais oh.

      1. ratel says:

        Pas avoir d’enfants, c’est cool, pas de problèmes, plein de copines qui n’en n’ont pas voulu et amen, tant mieux même, elles restent dispo pour les plans potes 🙂
        Et de façon liée, la pression sociale là dessus ça pue, clair.
        Mais SI tu en veux, tu hallucines grave, là. Je suis un mec, sûr, mais j’ai vu assez de vieilles copines me dire à 36 que leurs derniers examens gynécos avaient révèlé une fertilité en chute libre, ou prendre 10 kilos, des malaises et de l’insomnie pendant deux ans de traitements hormonaux « sans succès » à 39-41 pour croire que tu risques de t’en mordre les doigts – encore une fois, SI tu en veux. Et va voir les stats sur l’influence de l’âge de la mère sur la prévalence des anomalies génétiques et chromosomiques, tant que tu y es. En tant que vieux féministe, je le déplore, mais nous ne sommes pas égaux côté plage de fertilité, même si pour les mecs ça dégrigole sec après 40 aussi.

      2. Mila says:

        Cher JP
        Si j’en crois ton post, tu es donc papa, tu as donc cessé ton activité pro pour élever tes enfants, vu que c’est un projet bien plus enrichissant, sincèrement, je t’en félicite.
        Tu dois avoir plus de 40 ans, et, ta santé, ton énergie sont en déclin, j’en suis désolée… et la venue de tes enfants t’ont coupé de ton milieu social amical, encore plus désolée pour toi….
        Tu penses donc qu’à 40 ans, la  » machine » ne va plus fonctionner…
        Perso, j’ai 35 ans, mon ami 27( mince comment fais-je? ou comment fait-il? je suis vieille, il est jeune pourtant on s’entend à merveille!) je récupère toujours aussi bien de mes nuits blanches 🙂 et je ne compte pas avoir d’enfants DE SUITE car je m’éclate! j’ai une société, je voyage, J’AI PAS LE TEMPS ENCORE à accorder à un adorable chérubin, ma machine fonctionne à merveille, mais à merveille!!!! si tu savais!
        À peu près tous les mois je me prends un  » et toi, c’est quand que tu nous en fais un » et je réponds toujours avec le même sourire, j’aurais des enfants quand j’en aurais l’envie!
        Et tu sais pourquoi? Car je suis libre en faite! et même que, si je décide de ne pas en avoir, j’ai aussi le droit!
        ton post est ridicule, tu as une mentalité limite cromagnonesque, mignonne hein, tellement c’est bourré de conneries! à bientôt– Mila

      3. JP says:

        Concevoir un être et le mener à l’age adulte, c’est un petit peu plus que « torcher des culs »… C’est aussi con (puisqu’on en est maintenant aux grossièretés entre toi et moi, allons y gaiement) que de dire qu’ écrire un livre se résume à tailler des crayons…

        Mais ne le prend pas mal, relis mon message, je ne te parlais pas à toi, je parlais aux lectrices moins obtuses que toi qui pourrait tomber sur tes propos.

      4. Laurent says:

        @ Louisaamara & Mila : Pourquoi avoir recours aux insultes ?! N’est il pas possible de répondre sans être grossier ?
        @ Mila : Vous dites être en bonne santé pour vous éclater. Très bien, mais cela ne veut pas dire que vous êtes (encore) fertile. 1-5% des couples de 20 ans sont stériles, 40-50% des couples de 40 ans. Vous êtes sûrs d’être dans la bonne partie ? Vous êtes sûre d’avoir le choix ? De l’avoir quand vous vous déciderais de tenter d’avoir un enfant ?

        Il faut se poser la question : Veut-on prendre le risque d’être dans la peau de celle qui dit regretter d’avoir eu un enfant si jeune et de leur avoir fait bouffer des pâtes ou d’avoir eu recours a à l’aide des parents, l’aide publique ou des assos faute de sous.
        Ou dans la peau de celle qui dit regretter de ne pas avoir eu d’enfant parce qu lorsqu’elle était prête mentalement, elle n’était plus prête physiquement ? Ou de se demander tout le restant de sa vie, si avoir un gosse 15 ans plus tôt, cela ne lui aurait pas évité telle maladie ?

        Veut-on être dans la peau de la femme prenant sa retraite lorsque ses enfants entrent à la fac, ou de la femme de 60 ans prenant sa retraite pour recevoir le dimanche ses petits enfants de 5 ans ?

        Le post de JP s’adressant aux futures maman (pas aux femmes en général !), donc pas aux femmes ayant fait le choix de ne pas enfanter.

      5. Mag says:

        Cher JP,
        Ma grand mère s’y est mise en 1950… Elle avait plus de 40 ans.
        Et elle a eu l’énergie d’en avoir 8 et de les accompagner tous vers une belle vie tout en continuant sa vie professionnelle… L’énergie qu’on a à 25, 30, 40 ou 50 ans est très relative et dépend avant tout de notre bien-être personnel.

      6. Amaury says:

        JP, Laurent.

        J’ai trouvé la réplique sur le changement de couches et le taillage de crayons assez pertinente… CEPENDANT.

        Je peux savoir pourquoi ce sont deux hommes qui viennent essayer de persuader les femmes de faire des gosses, et leur faire la morale quand elles répètent qu’elles ne veulent pas ? Votre envie d’enfants n’a rien de mauvais, et vous l’exprimez. Donc coup, faut accepter que certaines pensent à l’inverse et s’expriment aussi. De quel droit vous les traitez de prosélytes ? Une femme qui compte être maman, ce n’est pas un blog qui va la convaincre du contraire.

        « Veut-on être dans la peau de la femme prenant sa retraite lorsque ses enfants entrent à la fac, ou de la femme de 60 ans prenant sa retraite pour recevoir le dimanche ses petits enfants de 5 ans ? »

        A priori, tu n’es pas concerné, camarade. On dirait un conducteur de bus qui vient expliquer à un plombier comment faire son boulot et qui lui donne des leçons. Tu veux des enfants ? Soit heureux avec la femme qui t’en donnera et qui ressent le même impératif procréateur que celui que tu ressens comme nécessaire.

        Tu utilises des termes termes polis, certes. Mais ton agressivité réside entièrement dans le fond de ton discours, ton jugement de valeur « telle éventualité est inférieure à l’autre » et les sous-entendus comme quoi la nana qui fait des enfants tard aura peut-être telle ou telle maladie, ou prendra sa retraite quand ses enfants partent à la fac (ca, je n’ai pas compris en quoi c’était supérieur à prendre sa retraite pour avoir les parents te décharger leur gamin dessus pour être libre eux-mêmes)… C’est facile d’être passif-agressif et de rabaisser quelque chose tout en se cachant derrière « ah mais, je n’ai pas été grossier moi ». Entre donc en politique.

        « Ah mais je n’ai jamais dit que l’un était inférieur à l’autre, je n’ai fait que poser la question ». Je te vois déjà répondre ça. C’est un procédé rhétorique à deux balles. Mes félicitations. (pas vraiment)

      7. Laurent says:

        @ Amaury : C’est dommage que vous n’ayez pas fait l’effort de lire nos commentaires.
        JP s’adresse aux futures mamans, donc celles voulant des enfants.
        J’ai dis clairement que je m’adressais a celles en voulant.

        Donc il n’est nul part question de convaincre qui que ce soit de faire des enfants !

        PS : Je ne soutiens pas les termes de JP quand il parle de prosélytisme.

      8. Amaury says:

        J’ai lu les messages, justement assez pour qu’ils me poussent à répondre, ce que je fais jamais ; parce que s’exprimer sur internet dans un débat, c’est rejoindre un groupe d’ânes qui se braient tous dessus en s’imaginant pourvoir faire changer d’avis celui d’en face.
        Débat sur internet (allégorie) : http://rationalwiki.org/w/images/7/71/Internet_argument.jpg

        J’ai bien saisi la distinction de destinataire. Et j’en conteste le bien-fondé, puisqu’elle suppose qu’on puisse « dégouter de faire des enfants » une femme qui a décidé d’en avoir. Je trouve ca terriblement condescendant, comme si elles pouvaient être persuadées aussi facilement avec un simple blog.

  10. Marie Lefebvre says:

    Bah tu vois moi c’est l’inverse, j’ai beau avoir 30 ans on me demande pourquoi je n’ai pas attendu pour faire notre premier bébé parce que je viens de reprendre des études en vue d’une nouvelle carrière avec un petit bébé de 3 mois (et un papa qui est en congé parental pour les 6 prochains mois). On m’a même demandé si c’était un accident!!!! (Non, j’avais prévu de faire le bébé et la carrière en même temps avec le soutien de papa. Si si, exprès!) Du moment que tu ne fais pas comme tous le monde, tu te prends des commentaires!
    C’est fou comme avec les bébés ou le choix de ne pas en faire, la mentalité de village se révèle même dans une grande ville, des parfaits inconnus dans le bus ont un avis sur les moments les plus intimes de nos vies !!!

  11. Cécile says:

    En réponse à JP… Toujours le même problème : porter des jugements de valeur sur ce que devrait être la vie d’une femme… bah oui, « les gens » doivent décider pour nous… ils savent bien mieux que nous ce qui est bien pour nous et ce qui a de la valeur…
    J’en ai 2 moi des enfants… j’ai vécu 10 ans de parenthèse dans ma vie… pas seulement 3 ou 4 années prenantes… être mère c’est pour toute une vie… on s’en prend plein la gueule (c’est bien connu, à l’adolescence, ils s’élèvent tout seuls…) J’ai vécu des bonheurs immenses avec eux, autant que des désespoirs.. Je sais aujourd’hui ce qu’il m’apportent mais je sais aussi combien c’est difficile. Alors quand une mère ayant vécu une grande difficulté pour son premier me dit : « je ne sais pas pourquoi, j’en veux absolument un 2ème »… je dis, va, le désir d’enfant est mystérieux, chaque maternité est une aventure, ça t’appartient… mais quand je rencontre (souvent dans mon boulot) des femmes qui me disent « moi, jamais d’enfant » je dis « bienheureuse, tu es de faire ce choix et de l’assumer, être mère n’est pas seulement porter un petit, on peut être mère de 1000 autres façons ».
    Un peu de respect pour les choix des femmes… qui reprochent aux hommes de fuir leur paternité dans le boulot ou de ne pas procréer ?…
    et combien de vieux dans les maisons de retraite ont été parents et se retrouvent à crever seuls dans leur coin… au moins, quand on n’en a pas eu, on a pas à regretter de les avoir fait…
    A bon entendeur…

  12. busi says:

    Chère Louisaamara,
    Je respecte tout à fait les femmes qui préfèrent privilégier leur carrière professionnelle ou qui souhaitent tout simplement mener à bien leurs propres projets de vie, plutôt que de fonder une famille car ce dernier point est certes beau et noble mais non obligatoire. Et surtout pas indispensable à une vie épanouie et heureuse.
    Cela étant, avoir des enfants en très bas âge ne consiste pas uniquement à « torcher des culs » ou répéter inlassablement des consignes jamais respectées, ou encore à calmer des nouveaux-nés perturbés par des coliques, des reflux ou des problèmes intestinaux. Tu ne mets l’accent que sur des points négatifs mais il existe quantité d’aspects autrement plus positifs: échanges de regards, apaisement du bébé repu et endormi, 1ers gazouillis signes de bien-être, 1ers traits de caractère qui se forment etc. Et je ne mentionne pas les 1ers mots, les réactions lues sur le visage, les 1ers pas et le interminable heures passées à jouer, marcher, dans les parcs, à la maison, chez nounou…
    Alors NON! A 2 ans, un enfant n’a rien à faire à l’école!
    A titre personnel, lorsque je me retourne sur ma situation, ce dont je suis le plus fier n’est pas tant ma réussite aux études qui me valent un métier intéressant que j’ai choisi, ce n’est pas non plus mes capacités artistiques et musicales, ni mes aptitudes sportives… C’est ma famille! Je fonde une famille pas pour faire comme tout le monde, pas pour faire plaisir à un tel, pas par respect des conventions rigides et butées, pas pour constituer un modèle social… mais pour transmettre un patrimoine et des valeurs, pour léguer une partie de moi. J’ai bien quelques regrets de ne pas pouvoir voyager ou découvrir le monde moi qui suis dans la force de l’âge (je me rattraperai très vite d’ici 5 ans!) ou de m’adonner à mes passions pleinement. Mais tout cela n’est devenu que très secondaire au regard de la richesse d’être père de famille investi et concerné par tous les aspects de l’éducation! Désolé, mais JP a raison: une famille est un vrai enrichissement ne t’en déplaises. On choisit d’avoir des enfants et on ne les rend pas, fort heureusement! Encore une fois, je respecte les choix de carriérisme ou d’aventures exotiques de certains, mais dans ma balance cela ne pèse pas bien lourd!
    Et je salue la politique familiale de la France, comparé à certains autres pays, qui permet à chaque famille de prendre les dispositions nécessaires pour la naissance de ses enfants.

    1. Aurélie says:

      Mais c’est si difficile de comprendre que tout le monde ne trouve pas son enrichissement dans les mêmes choses? Elle a bien le droit de ne pas trouver que fonder une famille soit enrichissant et préférer faire autre chose de sa vie non?

      1. Laurent says:

        Soit on considère que les enfants sont le domaine des femmes, donc faut qu’elles soient à la maison pour s’en occuper. Soit on considère que les enfants doivent être gérés par les deux sexes, donc les hommes ont tout autant de poids sur ce sujet.
        Pour l’égalité ou pour être au foyer ?

    2. Cahuète says:

      « mais pour transmettre un patrimoine et des valeurs, pour léguer une partie de moi. »

      Tant de narcissisme… Y’a bien que vous pour participer sans retenue à la surpopulation terrestre !

  13. busi says:

    A Cécile, il ne me semble pas qu’on puisse être mère de 1000 façons! Mais je suis d’accord sur le fait que chaque femme n’est pas obligée de l’être! C’est triste d’en venir à regretter d’avoir fait des enfants… Et triste de crever dans son coin sans qu’un enfants nous rende visite! Je n’ai pas été éduqué ainsi, fort heureusement. Comme quoi l’éducation…

    1. Cécile says:

      Et bien moi je crois que la maternité peut être « sublimée »… on peut d’ailleurs être mère sans avoir fabriqué un enfant (sinon ça serait penser que les mères adoptives ne sont pas des vraies mères)… mon expression est mal tournée… disons plutôt que le désir d’enfant peut être largement sublimé sous d’autres formes de création… et apporter largement autant de bonheur, de satisfactions…
      Je ne crois pas que tout cela soit un problème d’éducation ou de devoir moral, mais plutôt d’équilibre psychique, de vie affective satisfaisante…

  14. Alex says:

    Je ne suis pas tout à fait d’accord avec cet article. Malheureusement le corps de la femme a une « date de péremption » (c’est horrible à dire, mais c’est ça) en ce qui concerne les bébés. La nature est faite ainsi. Donc attendre pour réaliser ses rêves/sa carrière c’est bien beau, mais quand le désir d’enfant se montrera et qu’il sera trop tard… On assiste aujourd’hui a des tas de couples désespérés et aigris parce que la machine se mettra difficilement (ou jamais!) en route, et qui augmentent encore un peu plus le trou de la sécu avec leurs examens et FIV parce que « faire un bébé à 40 ans, c’est normal et c’est mon droit ». Ben non, je suis désolée. Il y a un juste milieu. C’est un droit de ne pas vouloir d’enfant, je suis d’accord, mais à 30 /35 ans (déclin de la fertilité), il faut un moment donné se poser sérieusement la question : oui, je suis sûre de ne jamais vouloir d’enfants. Et s’y tenir. Sans le regretter 5 ou 10 ans plus tard.

    1. Olympe says:

      De toutes manières lorsqu’il est question d’enfants, tout le monde fait des commentaires. Que tu en ai trop ou trop tôt ou encore trop tard ou un seul. Les gens aiment bien se mêler de ce qui ne les regardent pas. Cependant la nature est bien faite et le pic de fécondité de la femme est aux alentours de 25 ans. Et oui, il est plus facile de supporter des nuits blanches à 25 ans qu’à 40. Et oui, il est aussi plus facile de tomber enceinte à 25 qu’à 35, surtout après des années de contraception hormonale. Il faut prendre en compte toutes ces données. Après quand on est sûre de son choix, on ne cherche pas a se justifier. Si vous ne voulez pas d’enfants, ne vous justifiez pas, si vous pensez que faire un enfant c’est un sacrifice n’en faites pas ! Je vois trop de mamans ( parce que malheureusement ce sont les femmes qui subissent l’effet plafond de verre) qui refusent de sacrifier leurs carrières et mettent leurs petits a 3 mois à la crèche alors qu’elles auraient les moyens de prendre plus de congés parental ( en général le papa ne prends pas de congés parental non plus). Si vous ne voulez pas prendre de votre temps pour protéger, nourrir et élever votre enfant, n’en faites pas. Je peux paraître dure, mais oui avoir un enfant est chronophage et il ne faut surtout pas en faire pour faire comme tout le monde. Fonder une famille est un projet de vie, pas une lubie.

    2. Nicette says:

      @Alex
      Je ne suis pas sûre que la FIV soit une chose ni entièrement financée ni sollicitée tant que ça (faut remplir certaines conditions, me semble-t-il), que ce soit par des couples « jeunes » ou « vieux ». D’autre part, pas besoin d’attendre 35/40 ans pour avoir des problèmes à enfanter. Perso je ne vois pas en quoi une femme de 25 ans souffrant de problèmes de fertilité aurait « plus » le droit à une FIV qu’une autre. Quand à la sécu, on y contribue avec son salaire, me semble-t-il (mais est-ce qu’un jour il sera comblé? A-t-on seulement envie de le combler?)
      Puis ça arrive qu’une femme ait envie d’attendre le mec (ou la nana) avec qui elle aura envie de fonder une famille, et ce, même si son horloge biologique se met en route avant (d’ailleurs, qu’est-ce qui relève réellement de l’envie, et de l’hormonal? mais ceci est un autre débat). Et ce n’est pas tout le monde qui trouve le conjoint avec qui se lancer de suite. Les aléas de la vie sont ainsi faits (et encore, tu peux te rendre quelques années plus tard après avoir fondé une famille que ben non, c’était pas le bon/bonne, mais ceci est encore un autre débat).

    3. Eva L says:

      « quand le désir d’enfant se montrera et qu’il sera trop tard »
      Donc ça veut dire qu’il faudrait faire des enfants quand on peut au cas où un jour on aie envie d’en avoir ?
      C’est comme si on te proposait un bon job mais qui ne t’intéresse pas spécialement et que tu le prenais au cas où un jour, tu aie envie de ce job.
      Je ne sais pas si la comparaison est très bien choisie, mais ton argument, Alex, me parait bizarre.

  15. Cécile says:

    Et bien Busi, tant mieux pour vous ! Vous parlez de votre expérience personnelle, respectable comme celle de tous les autres… « Une famille est un vrai enrichissement « … pour vous… mais votre expérience personnelle n’a de valeur que pour vous… sinon, vous êtes dans la morale. Ce qui est bon pour vous ne l’est pas forcément pour d’autres… La société n’a pas a donné de ligne directrice à donner sur ces questions ni à mettre la pression aux femmes sur ce qui serait plus enrichissant pour elle. La maternité n’est pas toujours un enrichissement, c’est parfois un enfermement et pour certaine une porte ouverte vers la folie… je le vois tous les jours sur mon forum… Etre mère n’est pas une question de morale, de volonté ou de décision sociale, c’est une liberté de désir qui appartient à chacune, ne vous en déplaise…

  16. Célia says:

    Bonjour,
    Je suis une femme, féministe ET maman. Autant je suis d’accord avec vous sur le principe que la pression sociale qui pousse les femmes à enfanter est une hérésie, autant je trouve votre discours particulièrement méprisant pour les femmes qui font des enfants.
    Comment voulez-vous que les gens respectent votre souhait de ne pas être jugée sur votre désir de ne pas faire d’enfant quand vous le faite vous-même avec véhémence envers celles qui l’ont fait ?

    Réduire la maternité/paternité à « torcher des culs » c’est ridicule – et je le répète – réducteur. L’utilisation d’un langage grossier montre d’ailleurs l’avilissement que cela représente chez vous. Alors vous pensez la même chose des personnes âgées en perte d’autonomie qui ont besoin de ces services élémentaires ? « Décidez quand vous voulez de vous occuper de vos petits vieux, après tout, c’est dégueu et je n’ai ni l’envie, ni le temps pour ça ». Et pour en revenir aux enfants, le raccourci enfant= caca est un raccourci qui je l’espère ne présage pas de vos faibles capacités d’imagination. Que vous n’ayez pas envie de ça, ok, pas de souci, mais ne crachez pas sur ceux qui le font de bon cœur, parcequ’il n’y a pas que ça dans la relation parent/enfant fort heureusement. « Torchez un cul, c’est torcher un cul, soyons clairs » : ça me fait penser aux raccourcis graveleux entendus lors des débats anti-mariage gay : « Les homos, ce sont des hommes qui s’***, soyons clairs » : super raccourci qui englobe bien toutes les facettes de la question évidemment…

    « Le bébé mâle est vicieux et sait viser… » : Sérieusement ? Et vous aimeriez qu’on écrive « Le bébé fille est coquine, et sait jouer de ses sourires… » ?

    Je comprends que faire un bébé ne vous fait pas rêver, ce n’est pas inné ni une fin en soi, je le respecte totalement. Mais autant je ne dis pas d’une femme sans enfant qu’elle passe à côté de quelque chose, autant ce serait sympa de ne pas décréter universellement qu’avoir un gosse « ce sera tout aussi chiant à 25 qu’à 35 ans ». Trouveriez-vous juste que je dise que votre vie doit être bien chiante sans enfant, à 25 comme à 35 ans ?
    Et vos amies jeunes mamans dépressives qui confirment qu’elles auraient bien attendues finalement ? Ok, soit, mais là encore vous le dites comme si c’était la majorité des jeunes mamans. Je m’avance peut-être aussi, mais j’en doute. Puisque je ne peux parler que de ce que je connais, pas une seule de mes amies ne regrette le timing de leurs bébés.

    Votre discours sur les projets professionnels et autres, ok c’est une très bonne raison (même si nous sommes d’accord qu’on ne devrait pas avoir à se justifier d’un choix quel qu’il soit). Mais dire « oui, on est ambitieux (…) au moins on pourra, plus tard, peut-être, avoir les moyens de donner le meilleur à nos enfants», sous-entendu, contrairement à ces femmes sans visions qui préfèrent les bébés à leur carrière, qui en plus n’auront rien à offrir à leur mômes ces irresponsables ! Heu, j’espère que je me trompe de sous-entendu. Et si les grossesses nuisent aux carrières de ces dames, ce n’est pas la faute à ces femmes pas suffisamment ambitieuses mais à la société dans laquelle nous vivons qui stigmatisent encore l’absence pour congé maternité. Et vous pensez que les autres ne peuvent pas pourvoir aux besoins de leurs enfants ? Sauf vous qui aurez été ambitieuse ? Je ressens votre mépris à chaque tournure de phrase…

    Comme quand vous parlez des mères comme des « poules pondeuses » et que VOUS vous aurez la chance de « faire mieux, de réaliser [vos] rêves, faire carrière ». Dire à une mère qu’elle aurait pu faire mieux, c’est encore méprisant. Et pouvez-vous concevoir que réaliser ces rêves, pour certaine, c’est justement avoir des enfants ? Ou vos rêves valent mieux que les leurs ?

    Je suis extrêmement déçue de votre approche. Je suis pour et 1000 fois pour qu’on fiche la paix aux femmes avec leurs choix – d’études, de maternité ou non, de mode de vie, de contraception et autres choses qui ne regardent que nous.
    Mais voir une femme défendre son droit au respect en taclant au passage les autres, c’est aberrant.

    Vous voulez que la société comprenne votre choix, mais vous ne respectez pas du tout celui des autres femmes. Personne ne mérite ce mépris qui transpire dans votre article.

    1. louisaamara says:

      Chère Célia,

      Je ne méprise personne, si tu avais lu ce billet avec un tout petit peu d’ouverture d’esprit et d’humour, tu aurais vu que je plaisante beaucoup.
      Evidemment que je plaisante quand je dis qu’un bébé garçon sait viser. Je constate juste que mon petit frère m’a pissé dessus plusieurs fois, avant que j’apprenne à lui changer les couches correctement et éviter son urine.
      Je respecte le choix de chacun, c’est même ma dernière phrase, tu as peut-être lu rapidement, je peux le comprendre.
      J’aime mes amies mamans qui ont fait un autre choix, et je considère leurs enfants comme mes neveux et nièces. J’apprends beaucoup de leurs expériences et c’est un plaisir de les voir grandir. J’estime juste que pour MA part, ce n’est pas le moment, ni plus ni moins. Merci de respecter également mon choix.

  17. Cilcé says:

    J’avoue que sans avoir d’enfants vous avez bien cerné le sujet 😉 et c’est bien drôle de voir dessiné en quelques traits mon quotidien 😉 Je suis bien d’accord avec vous… et j’ai pourtant 4 enfants… suis très heureuse… souvent très fatiguée mais ce n’est pas incompatible, je ne me laisse pas submerger … garde de la place pour mon boulot que j’aime… et je me suis dit que si j’étais si heureuse de les avoir (ils me font rire ces bougres d’enfants)… c’est peut être que je suis la dernière de ma famille … et que je n’ai donc pas été dégouté à 9 ans par des petits derniers. Il faut absolument que j’en parle à mes grands frères et grandes soeurs ;-). Vivez comme bon vous semble ! Les satisfactions ne peuvent pas être universelles 😉

  18. Marion says:

    Je n’ai que 20 ans mais je ressens déjà cette forme de pression. Ce que j’entends par là, c’est qu’avoir des enfants avant trente ans semblent faire entièrement partie du parcours sans faute et tout ce qui serait marginal n’aurait pas lieu d’être. Or, je ne me vois pas avoir d’enfants si je ne peux pas leur assurer une bonne éducation et de l’amour à la pelletée. De plus, je me dis assez souvent que tout le monde n’est peut-être pas fait pour être mère. Si j’ai le confort financier, aurai-je cependant le comportement d’un bon parent ? Pas si sur.
    En revanche, il y a une chose qui m’irrite constamment chez certains non parents, cette manière parfois insultante qu’ils ont de considérer les enfants en bas-âge comme des pestiférés. Qu’on se le dise, je n’ai que 20 ans, alors mon enfance, pour moi est juste derrière moi, je suis encore ce petit bout de chou.

  19. Mila says:

    Merci Louisaamara d’avoir partagé avec nous cette tranche de vie!
    Chaque femme est libre de ses choix, enfants tôt, tard, jamais, notre choix!
    De plus, je trouve ça super consciencieux et raisonnable de ne pas céder à ce schéma  » il faut avoir des gamins( un chien un tv…) » si on en a pas envie, j’ai pour modèle ma tante, qui a sacrifier sa carrière à élever ses enfants, aujourd hui à 60 ans son seul regret est, aux yeux de la société, de n’avoir été qu’une maman( je lui réponds que c’est déjà énorme!)
    Bonne continuation! Mila

    1. louisaamara says:

      Cher Grégory, quand tu auras un utérus et la possibilité de porter un enfant, en subissant toutes les conséquences que ça implique, tu pourras peut-être juger les femmes qui attendent pour procréer, d’ici là, poupougne. Il n’y a rien d’égoïste à attendre d’être prête pour avoir des enfants, c’est mieux que de « se forcer », et de leur faire sentir toute notre frustration de n’avoir pas réalisé nos rêves.

  20. Ophelie says:

    J’ai beaucoup aimé ton article sur un sujet qui fait encore couler beaucoup d’encre !
    J’ai 23 ans, je suis encore dans mes études. Plusieurs de mes copines sont mariées et ont des enfants et quand elles étaient enceintes à chaque soirée entre potes j’avais droit à « et vous, c’est pour quand? ».
    Ma mère s’y met aussi depuis quelques temps …
    Quand j’étais au collège, je me disais « je veux des enfants tôt, genre à 24 ans ». Et me voilà à 6 mois de ces fameux 24 ans, sans boulot stable, pas d’appart’. En fait je m’étais fixée des « objectifs sociaux » qui sont juste idiots !
    En plus depuis 3 ans je vis avec mes neveux de 4 et 6 ans la moitié de la semaine, alors je te comprends quand tu parles de torcher des culs, supporter les pleurs la nuit, faire à bouffer et j’en passe. Franchement, ça vaccine. Supporter ses propres enfants c’est dur, mais alors ceux des autres …

    Du coup j’ai décidé d’attendre. Je veux toujours des enfants, toujours assez jeune (être maman à 40 ans ne me branche pas, mais d’ici là j’aurai peut être changé d’avis) mais avant je veux une situation stable, profiter de mon couple, m’installer dans mon chez moi, faire des festoch, des vacances où on part à la one again bistoufly !

    J’ai conscience quand même des bons côtés de la maternité hein. Mais non vraiment pas maintenant 🙂

    Et chaque femme devrait être LIBRE DE CHOISIR. Car merde, un enfant c’est pour la vie.

  21. Sugar-Junkie says:

    Ça me rappelle cette merveilleuse soirée que j’ai passé il y a quelques mois… Un ami a déclaré ne pas vouloir d’enfant, j’ai dit que moi non plus. Résultat, j’ai passé la soirée à me faire rabattre les oreilles par un des invités qui m’a expliqué que « être père est la plus belle chose qui lui soit arrivé et que ma vie serait incomplète sans enfants ». Par contre mon ami a eu une paix royale… Pas un commentaire, pas un argument ! Apparemment, sa vie à lui serait complète, avec ou sans moutard…

  22. Grussie says:

    Je suis 100% pour qu’on fiche la paix aux femmes quels que soient leurs choix mais je ne suis pas d’accord avec certaines phrases.
    Déjà, comme d’autres avant moi, réduire le fait de faire des enfants à torcher des culs, je trouve ça réducteur et méprisant. Pareil pour l’expression de « poule pondeuse ». Je le vois un peu comme des articles qui s’énervent contre les gens qui mettent la pression aux femmes pour qu’elles s’habillent sexy, et qui finissent par traiter celles qui le font de salope.
    Et sinon, mes parents m’ont eue très tard (ma mère avait 40 ans et mon père 50) et je me suis pris dans la gueule quelques « j’ai pas envie de m’occuper de toi, j’ai 55 ans, j’ai bien le droit d’être tranquille !! ». Donc, certes, ce n’est pas parce qu’eux sont comme ça que c’est généralisable à tous les parents vieux, mais ça ne me paraît pas entièrement faux non plus de dire qu’on a moins d’énergie pour s’occuper d’un enfant à 45 ans qu’à 25.

  23. Stéphanie says:

    La vision donnée ici de ma maternité est pour le moins réductrice, et oui c’est une femme qui parle. Que certaines ne veuillent pas d’enfant, très bien. Après résumer la grossesse à un truc traumatisant et le fait d’élever des enfants à torcher de culs, ça reflète une méconnaissance profonde de ce qu’est la maternité.
    Mais ce qui me choque le plus dans ce billet c’est de voir comme sont opposés « naturellement » enfants et réussite professionnelle. Venant de quelqu’un qui se revendique du féminisme c’est assez atterrant. Ca prouve que le principe « les femmes c’est soit les gosses, soit le taff » est ancré vicieusement partout.
    OUI, on peut avoir une vraie carrière et des enfants, sans sacrifier ni l’un, ni l’autre.
    Stéphanie 35 ans deux fois maman, et une vraie carrière

    1. louisaamara says:

      Chère Stéphanie, je n’oppose rien, j’ai été élevée par une femme exceptionnelle, ma mère, qui a su élever 6 enfants tout en continuant à travailler dans un domaine qui lui plait, même si ce n’était pas son métier de prédilection.
      Je veux pouvoir avoir les 2 : carrière épanouissante, et vie de femme et de mère comblée. Mais je ne veux pas qu’on me pousse à enfanter le plus tôt possible. Qu’on nous laisse en paix avec nos choix et peut-être nos erreurs, mais c’est notre vie !
      Et oui j’ai quelques exemples réducteurs avec les bébés, ce sont des images, des métaphores, je ne généralise pas. J’ai un cerveau, merci 🙂

  24. stephanie says:

    Bonjour Louisa
    C’est marrant, je lis ton billet aujourd’hui le 19 sept et il m’a fait tellement penser à un billet intitulé ‘Pourquoi je resterai nullipare’ que j’ai écrit le …19 septembre 2004. C’est drôle, quand même !
    http://so6.20six.fr/so6/art/903171/Pourquoi-je-resterai-nullipare
    (désolée pour les ?, à l’époque, les plateformes de blogs étaient rudimentaires et les migrations foireuses).
    Aujourd’hui je suis mère et suis passée à autre chose.
    Qui a dit que la vie était blanche ou noire ? je regrette ma liberté d’avant et de devoir désormais angoisser pour un autre être que moi, mais au regard du positif, j’aimerais quand même avoir un autre gamin..
    L’essentiel est d’assumer ses choix, tout se passe avec sa propre conscience. Pas facile car moi je me fais vieille et faire le deuil d’un autre gamin est difficile à faire passer.
    Les personnes ici ne font part que de leur propre experience (à l’instar de parents d’ailleurs en sachant bien que les enfants n’en tiendront pas compte !!).
    Mais si un jour tu passes le cap et deviens mère, tu rentreras dans une dimension tout aussi complexe que tu ne connais pas du tout encore. J’ai l’habitude de dire que la maternité m’a fait ouvrir une nouvelle porte de ma personnalité. C’est vertigineux et génial au global (même avec du vomi sur le pull et du caca sur les doigts – tout du moins au début de l’aventure)

    1. La Fouine en délire says:

      C’est marrant de tomber sur ton post aujourd’hui, je suivais ton blog en 2004 (le mien a disparu!)

  25. Marie says:

    Je suis également dans ton cas. Beaucoup me demande pourquoi je n’ai pas d’enfant à 32 ans et si j’en veux alors qu’ils savent tous que je n’ai pas de copain, mais surtout que j’ai été malade 10 ans d’une colite ulcéreuse en plus d’avoir des varices plein les jambes et que cela est tout 2 héréditaire. Ai-je envie de les voir souffrir comme j’ai souffert ?
    Non, même si parfois j’aimerai serrer dans mes bras la chaire de ma chaire.
    Mais ils me disent avec tout leur tallent en médecine ( genre aucun) que ce n’arrivera peut-être pas…

    1. Cahuète says:

      Un témoignage que j’apprécie.
      Pour les gens c’est impétueux, leur désir propre d’enfant passe avant les conséquences que ça peut avoir pour le concerné. Je suis toujours stupéfaite des gens qui se reproduisent sans retenue alors qu’ils sont porteurs de maladies ou dans des familles habituées aux drames. Parce que quoi, c’est tellement beau la vie (et l’hopital ?).
      Il y a un réel égoïsme dans la procréation, qui me semble bien plus profond que celui qui mène à ne pas se reproduire pour profiter plus de sa vie.

  26. severine says:

    Bonjour
    J’ai lu ton article et j’ai souris car j’ai été dans le même état d’esprit.Sur le fond je suis assez d’accord.
    Je l’ai lu hier midi a ma pause dej’ puis le soir j’ai été cherché ma poupinette de 1 an chez la nounou.Et on lui donnant son bain j’ai repensé a ton article et je me suis dit: Faux!
    Donner priorité a son épanouissement pro me semble legitime .C’est ce que j’ai fais .
    Mais maintenant avec un bébé a 32 ans, avec le recul ,le boulot de cadre dans une grosse boite, un bon niveau de vie et bien ma foi…ma fille m’apporte infiniment plus que tout ça !
    Ça parait cliché mais c’est vrai pour moi.
    Tu ne peux pas comparer tes petits frères ou les minus de tes copines a ton propre enfant.
    J’ai aussi envie d’ajouter que dans le monde du travail ,que tu pondes a 25 ou a 35 peu importe faut pas rêver, a ton retour de congé mat certaines choses auront changé, la confiance du boss diminue concernant ta capacité d’investissement… et il a pas tord!
    Pour terminer, une anecdote; j’ai eu au total 6 mois de congé après la naissance : c’était dur ,j’en ai chié,j’ai parfois craqué parceque seule avec un bébé , niveau discussion et sommeil,c’est pas la fête tous les jours mais si c’était a refaire… aucune hésitation je le referai!non non pas maso juste maman .
    Avant bébé j’aurai jamais raconté ce genre de mievrerie …mais tout change!
    Je te souhaite réussite dans tes projets.
    Severine

  27. Simone says:

    C’est fou le nombre de réactions que ce sujet provoque… c’est vraiment un sujet dont la société adore parler, juger, débattre…
    Pour vous parler de ma propre expérience, à 30 ans j’étais sur le point de me décider enfin. Après tout, avec un boulot stable, un compagnon depuis des années, tout le monde qui se reproduit joyeusement autour… Mais tout à coup je me suis arrêtée et je me suis demandé si c’était réellement ma décision, ou si j’étais juste prise dans une vague, comme tout le monde. C’est une des questions les plus difficiles que je me suis posé dans ma vie! Et la réponse n’est pas encore claire…
    Donc, j’ai tout quitté, job, etc., et je suis partie me remettre en question.
    Je me suis dit, après tout, pas de problème. Si c’était effectivement ma décision d’avoir des enfants et pas celle de la société tout entière qui subtilement me pousse à le faire, je retrouverai mon job (ou comparable), un appart, un compagnon,… je m’y mettrai, il n’y a aucune raison pour moi d’avoir peur…
    Pour moi, une chose est claire : un enfant ne mérite pas d’avoir des parents frustrés, ou ressentir que c’est de sa faute si papa ou maman a l’impression d’avoir raté sa carrière professionnelle ou autre chose dans la vie… les enfants ressentent si facilement ce genre de chose. Et les adultes le transmettent très facilement sans s’en rendre compte. Les enfants ne sont pas des béquilles émotionnelles, et on ne devrait pas les concevoir non plus à cause de l’horloge biologique. Dans l’idéal, un enfant arrive dans une famille où les membres sont épanouis, réalisés, et où il est attendu (vieux débat de la contraception ou sur l’avortement d’ailleurs).
    Cela prendra le temps que cela prendra, mais j’ai pas envie de devenir une mauvaise mère, ou une mère frustrée. Et si ce temps ne vient pas, alors il faudra faire son deuil. J’ai juste pas envie de faire les choses à moitié. Chacun doit suivre son chemin et prendre conscience de ce qu’il est prêt à offrir (et c’est un énorme cadeau), sans regarder dans le jardin du voisin. Une autre chose pour moi est claire : il est plus sain de se poser la question de mes propres choix avant qu’après avoir mis au monde quelqu’un. Parce que ce quelqu’un devra supporter ma décision toute sa vie.
    Apparemment tout le monde pense savoir ce qui est le mieux pour les autres, mais les seules personnes qui auront l’entière responsabilité du bonheur de leurs enfants sont ses parents.
    Là où il me semble on a encore beaucoup d’efforts à faire, c’est que beaucoup de gens ne se posent pas assez la question de leurs propres choix à cause de la pression sociale (qui existe!), ou qui arrivent en fin de vie en se disant qu’ils ont tout donné à leur enfants, leur mari, leur boss, et qu’ils se sont oublié en chemin… Parfois une petite crise de la quarantaine aide à rétablir un peu les choses au milieu. Une personne qui s’est trouvée elle-même aura sans doute plus de chance de rendre les autres heureux. Est-ce que sans cette pression sociale, où chacun se sentirait plus libre de se poser la question du temps sans en avoir peur, de l’épanouissement, etc., on ne ferait pas des enfants et une société plus saine et plus équilibrée? (Il y aurait sans doute moins d’enfants, mais vu le nombre que nous sommes sur la planète ça nous ferait pas de mal). La dernière chose: le ventre d’une femme n’appartient à personne d’autre qu’à elle même (physiquement et psychologiquement). Elle en fait ce qu’elle en veut. Sinon, c’est comme un viol. Et cette pression sociale, c’est comme un petit viol subtil et collectif que tout le monde laisse faire…

  28. Sidious says:

    En tant que jeune père, je dirai que tu as à moitié raison.
    Les gens ne sont pas obligés d’avoir des enfants, je le conçois tout à fait. Je dis « les gens », car oui, les hommes aussi reçoivent cette pression sociale, détrompe toi… Je suis fier de ma fille, mais j’aurai pu être aussi heureux sans elle (et même sans ma vie de couple). Avoir des enfants, ça a de bons et de mauvais côtés, je l’ai toujours dit.
    Je comprends également que quelqu’un recherche d’abord la réussite professionnelle avant de fonder une famille. Mais tu te trompes en pensant qu’avoir un enfant après 35 ans c’est la même chose que l’avoir avant 30 ans. La fatigue physique est moins supportable, ce n’est pas pour rien que les sportifs prennent leur retraite vers 35 ans. Il y a aussi la différence d’âge avec ton enfant, qui entraînera une différence de culture, de goûts et de mentalité d’autant plus grande. Quand ton enfant aura 15 ans, tu en auras 50, tu passeras pour sa grand-mère, et tu ne comprendras rien à sa musique, son langage, ses loisirs, sa façon de s’habiller. Il y aura alors peu de chances qu’il se sente proche de toi… et ça sera pire si tu enfantes vers 40 ans ou plus…

    En conclusion : Tu peux très bien choisir de ne pas avoir d’enfants. Mais si tu en veux, tu devrais t’y mettre avant d’être trop vieille.

    1. cathycat says:

      En tout cas, une chose est sûre à la lecture de l’article..quoi qu’en dise l’auteure, le désir ou non désir de maternité n’a pas l’air si évident. Sinon pourquoi échanger aussi longuement sur le sujet ? C’est humain de douter, et je crois que c’est le lot de chaque femme entre 25-35 ans. On se berce d’illusions et on se ment à soi même en se disant « moi un enfant, très peu pour moi ! ». Les questions des autres renvoient aux propres questions qu’on se pose. L’hésitation est légitime, mais à trop reculer, on ne sautera jamais le pas…et on regrettera. Un sourire, un enfant te le rendra…un retour positif, une marque de reconnaissance sur le fruit de travail, quel patron te le rendra ? Marqueras-tu l’histoire et ton histoire perso parce que tu auras été la working girl moderne et ambitieuse que tu voulais être ? On vit trop pour la reconnaissance, l’orgueil et pour l’argent..voilà le fléau de notre société. Et on oublie les valeurs plus simples, de coeur…qui défient toutes les conjonctures socio-économiques.

      1. Kara says:

        On peut aussi regretter d’être parent (j’en connais, qu’on me dise pas que ça n’existe pas) donc oui il vaut mieux se poser la question. Cependant je n’aime pas trop l’opposition « carrière/enfants ». Déjà les deux ne sont pas forcément incompatibles, ensuite ce n’est pas parce qu’on ne veut pas d’enfants qu’on veut une super carrière! Personnellement je ne veux ni l’un ni l’autre. Je n’ai jamais été une fan des enfants, je sais que je n’aimerais pas m’en occuper et malgré mon âge (moins de 30 ans) je n’ai pas le dynamisme nécessaire ni la santé. Je ne veux pas non plus d’une grande carrière, je sais que ce n’est pas au boulot que je me réaliserais et ce n’est pas ce que je cherche. Je veux avant tout être libre, voyager, me cultiver, mener ma vie un peu de « bohême » sans m’encombrer de codes sociaux.

        Je ne critique aucun choix. Ma meilleure amie vient d’avoir un enfant, ce n’était pas un profond désir de sa part, c’était surtout pour son mari qui lui avait une grande envie d’être papa, mais elle est contente. Elle n’a pas une grande carrière mais un travail qui ne lui déplait pas. Voyager n’est pas son truc. Elle a fait ses choix et je lui souhaite d’être heureuse.

        J’aimerais en effet qu’on arrête de s’immiscer dans la vie des gens et leurs choix.

      2. Gina says:

        @Kara
        De s’immiscer dans la vie des femmes surtout !
        Comme vous, je n’ai pas d’enfant pour mener une vie de bohème. La normalité sociale qu’engendre une vie avec enfants m’a toujours terrorisée! Je voulais la liberté de crever la faim, d’être en galère et que ça ne regarde que moi. Ma vie a été difficile et l’est toujours financièrement mais je n’y implique aucun enfant.
        Faire un enfant demande de lui donner toutes les armes pour qu’il soit heureux, protégé, dans le choix de sa vie future. On n’a pas le droit de faire galérer un enfant.
        Je connais beaucoup de femmes pour qui avoir fait un enfant est un malheur. Elles ne le disent pas et assument en bonne petite guerrière. Et beaucoup de pères qui n’assument plus rien…

  29. YAnn says:

    Bonjour,
    je comprends votre colère même si vous pensez ne pas l’être. Avoir un enfant ne devrait être qu’un choix personnel et je comprends que votre avis apporte sa lumière. Je suis d’accord pour lutter contre l’oppression sociale qui est un signe avant coureur de dépression! mais sans légiférer, socialiser, ni raconter ma vie, je dirais qu’il ne serre à rien de critiquer les gens qui vous oppressent! Ayez du caractère et sachez dire NON! On apprend à le faire dès nos trois quatre ans. Il ne faut pas se voiler la fasse. Si vous avez fait des choix assumez vos choix mais ne culpabilisez pas car on vous regarde de travers!
    et dites vous que si on vous pose la question c’est que peut être votre comportement accuse de votre malaise!
    Féministe je vous dit soyez fort! les hommes aussi souffrent de la pression sociale! vos parents, vos collègues et vos amis auront des attentes qui vous agaceront!

    Alors sachez préserver votre « soi » et ne vous laissez pas manipuler par les autres même inconsciemment!

    Mais surtout ne rendez pas celle qui ont décidé d’avoir des enfants coupable de leur choix! Sinon vous répondez au mal pour le mal!

    Vous pouvez demander que l’on respecte vos choix! mais quelqu’en soi la souffrance d’autrui, si vous ne souhaitez pas aider, alors ne critiquez sinon vous engendrerez aussi de la souffrance social!

    « EVITONS LES CERCLES VICIEUX! »

  30. Laure says:

    J’ai 29 ans, déjà un enfant…une carrière professionnelle déjà bien engagée, un mari génial, avec qui je suis depuis 10ans…nous avons fait un tour du monde avant d’avoir notre enfant, justement parce qu’on voulait en profiter…un enfant, ça remplit une case qui jusqu’ici n’était pas vide, puisque tu ne savais même pas qu’elle existait, cette case! Je ne crois pas une seule seconde être enfermée chez moi, ni passer ma journée a torcher des culs. Cet été, nous sommes partis en WE chez des potes aux 4coins de la France puis 15jours en Islande. Mon fils est la plus belle chose que j’ai faite dans ma vie, même s’il ne suffit pas à lui seul à m’apporter le bonheur. Je suis heureuse de passer du temps avec mes copines, je suis toujours aussi amoureuse de mon homme et j’aime mon taff (soit dit en passant, un congé mat´, c’est 4mois, donc ça ne met pas en péril une carrière!). Bref, on peut avoir des enfants relativement jeune et être heureuse et épanouie, et je trouve tes propos bien agressifs, comme si cela cachait finalement une frustration…J’espère que tu trouveras rapidement ce que tu cherches.

  31. tyna says:

    Rien n’est facile dans la vie, meme pas le bonheur. Il faut constamment y travailler notamment dans son couple. Elever des enfants n’est pas facile, il faut le reconnaitre, c’est un sacre travail sur soi, et parfois il faut prendre son mal en patience. Mais que d’amour, un amour que l’on imaginait qui existait, que l’on imaginait que l’on pouvait donner ou recevoir de la part de ces petits etres…un amour inconditionnel.
    Je respecte tes choix, et je te souhaite un jour de connaitre ca, ca faut tout l’or du monde.

    1. Kara says:

      Il ne s’agit pas vraiment « d’amour inconditionnel » de la part des enfants mais plutôt de dépendance affective. J’avoue aussi apprécier moyennement quand on dit « je te souhaite de connaitre ça », je souhaite surtout qu’on respect mes choix. Je ne veux pas d’enfants (ni maintenant ni plus tard) et je déteste quand on me dit « j’espère que tu changeras d’avis » ou justement « je te souhaite de connaitre un jour cela », non, moi je ne souhaite pas, ça me regarde.

      1. Gina says:

        @Kara
        Oui, c’est uniquement de la dépendance affective car l’enfant vient de passer 9 mois dans le ventre de sa mère. Cette dépendance est terrifiante, la mère a tout pouvoir sur l’enfant, elle en fait ce qu’elle veut. Un enfant maltraité par sa mère l’aimera quand même. C’est atroce.
        Ce n’est pas de l’amour, c’est une addiction et je ne voulais de cet attachement aveugle d’un petit être envers moi.

  32. Coiffard Erwan says:

    Il faut admettre une chose : Il y a une très forte pression sociale sur le parcours « boulot, bébé, mariage, maison ». C’est comme ça il faut rentrer dans les cases. On le voit d’ailleurs sur facebook…. »C’est bon, bébé check, je le publie pour être sur que tout le monde l’a vu »

    Mais je rejoins l’auteur de ce blog qui essaie simplement de vous dire : ne faites des enfants que si vous en avez réellement envie.

    Et n’oubliez pas qu’inconsciemment, on fait des enfants car on craint la mort. A travers eux, on continue d’exister, c’est tout le fantasme de l’immortalité et la crainte, la phobie de la mort, de l’oubli qui se matérialise au travers des enfants…..Dans une société existentielle….A méditer.

    1. Gina Grimont says:

      C’est tout à fait ça. La peur de la mort fait faire des enfants pour avoir l’illusion d’être immortel-le.
      Je n’ai pas d’enfants parce que justement, entre autres, donner le vie, c’est donner la mort.
      Je me serais senti dégueulasse de faire ça.

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